sérieuse et réfléchie
J'espère qu'elle l'est cette lettre que je te confie pour ton voyage en Italie; tu auras de longs moments pour y penser, en train notamment.
J'ai relu nos correspondances.
Le plus important, ce sont les pas que tu as faits - de souris, de renard( St Ex), de géant. Ton commentaire que je surtitrerais "surchauffe" montre que tu as avancé - 22 ans pour admettre que tu m'aimais, sentiment que tu ne jugules plus-. C'est vrai, 22 ans c'est long, mais c'est fait et je crois que tu as été soulagée d'avoir pu me l'écrire; je t'admire pour ce 1er très grand pas car je vois bien que c'était très difficile.
Si je vais, tu vas et vice-versa; nous n'allons pas l'un sans l'autre.
Victor Hugo a écrit : aimer, c'est agir et encore il n'y a pas d'amour, il y a des preuves d'amour; en envisageant Rennes, tu le fais, il y a action et preuve, ça me plait, tu l'as déja lu.
Confiance en toi, tu m'as répondu oui et non. Bien sur, cela dépend des enjeux; car il faut de la confiance et du courage pour envisager un gros changement. Le problème me semble être, vais-je ou non prendre à bras le corps cet amour qui m'attend, une part de bonheur que je n'ai plus et qui me tend les bras? Petit coeur, as-tu peur de ce qui nous arrive; je n'ose y croire et pourtant, je me pose la question dans "Soleil malgré la pluie". Cette peur te ferait elle préférer une vie un peu grise, mais que tu connais, à un bonheur entr'aperçu dont tu crains qu'il ne dure. Et moi, je te dis qu'il durera, je m'en porte garant et les 40 ans qui sont derrière nous montrent que cet amour a su survivre au temps et à un certain nb d'aléas. Je ne puis me retenir de recopier quelques phrases d'Antoni Casas Ros ( que je n'avais pas encore lues quand je te l'ai recommandé): "qui n'as pas rêvé, en sortant d'une projection, de disparâître? Ne plus voir sa famille, ses amis, ne plus aller travaillerl le lendemain, de ne plus être celui que tout le monde connait. De s'installer dans une nouvelle ville, de prendre le risque enfin de ne plus faire plaisir qu'à soi-même?
Nous imaginons que notre vie aurait pu se libérer du poids des habitudes, de la conformité sociale, de la répétition incessante des mêmes mécanismes de défense. Défendre quoi? Nous touchons au plus absurde, nous avons abandonné nos rêves, et la joie nous a échappé."
A propos de rêves, pas de jardin, pas de chat, serait ce que ceux que tu as te pèsent?, ne pas habiter au même endroit, c'est possible, petit coeur, je suis partant.
Tu m"as demandé pourquoi cet esprit de compétition, je te montrerai ce que cette question que je ne m'étais jamais posée a entrainé pour moi d'introspection et comment à la vitesse de mon écriture j'ai écrit 3 pages.
Récemment, tu vas à la plage avec pour armure notre amour qui te protège de tout; entre parenthèses, de quoi, de qui as tu besoin d'être protégée, dejà une fois tu avais fait allusion à la crainte " je n'ai pas passé ma vie à craindre quoi que ce soit mais avec toi, je me sens rassurée et ai le sentiment d'être vraiment à ma place (pour moi, c'est magnifique)
Et c'est là que le mot armure a fait tilt. Est-ce que tu as besoin d'une armure pour aller dans la vie? Aurais-tu toi même mis en place des défenses, un carcan dont tu ne peux plus sortir ( une coquille comme celle dont j'avais parlé quand tu allais à la pêche avec Bernard, Alex et Thomas : est elle difficile à ouvrir, y a t il une astuce pour qu'elle s'ouvre en douceur? °
Qu'est ce qui t'empêche d'être heureuse, sauf en douce, de faire le pas que tant font, surtout à nos ages. D'alleurs ce pas tu l'avais déjà fait mais j'ai beaucoup gâché ces jours-là. Alors sera-t-il si difficile à refaire; tu sais que je suis là pour t'aider et te tenir la main.
D'autres réflexions en vrac pour nourrir ce qui précède ou dissiper certains malentendus.
Ta mère, ma mère, j'aurais voulu qu'elles se connaissent et connaissent notre relation.
Tu penses que je t'idéalise et ça te fait peur car tu penses être une femme normale; tu l'es mais parmi les femmes normales on peut avoir un penchant pour certaines d'entre elles. Et pou une (c'est toi), un magnétisme, quelque chose de plus qui vous emporte,et qui fait qu'une distinction se fait : c'est exactement ce que le renard explique au petit prince avec sa rose," surtout si tu m'apprivoises."
Claude chérie, tu es ma rose, de ma vie je n'ai été amoureux que de toi, donc pas d'amours à se détacher.
A propos de détachement, tu m'attends au tournant avec l'orgue; peut-être que je m'en détacherai un jour, comme de certaines activités, le tennis, la voile, mais je fais du ski depuis 45 ans , de la musique depuis 63 et je reste fidèle à des amis, pas vus pendant des années et que je retrouve sans difficulté.
Mais comme je te l'ai dit, comment se détacher de toi que j'attends depuis 40 ans, toi qui m'a prouvé que l'amour existait mais qu'il n'était pas donné à tout le monde.
Le quotidien, côté matériel : il est assuré sans pb, sur ce plan là, t'ai-je dit, je suis solide comme un roc.
Tu souhaites l'harmonie et ne pas mettre la pagaille. Est ce que le plus important, ce n'est pas ta propre harmonie, ou vivre en harmonie avec tes sentiments; es-tu chargée de la vie harmonieuse des autres et si tu t'en préoccupes trop (au détriment de la tienne) qui t'en sera jamais reconnaissant?
Nous deux : à 68 ans, que nous reste-t-il à vivre? Le choix entre une vie règlée que nous connaissons par coeur, avec ses joies, ses peines, ou construire pour les 20 ans et + qui à venir notre présent et notre avenir, un dernier chemin de vie; il n'y a plus qu'à mordre dedans pour vieillir ainsi harmonieusement. C'est une graine à faire pousser, c'est revivre une jeunesse, ce que nous aurions pu faire ensemble si les circontances avaient été autres. Ce n'est pas la fin, c'est un nouveau début; à 68 ans, on peut être passionnés et apaisés, avoir déjà beaucoup de sagesse, tu sembles m'en trouver.
Amour, je suis un peu fatigué par cette séance de frappe, mais je suis content d'avoir ouvert mon coeur de mon mieux, je t'adore. Ton PM.
J'ai relu nos correspondances.
Le plus important, ce sont les pas que tu as faits - de souris, de renard( St Ex), de géant. Ton commentaire que je surtitrerais "surchauffe" montre que tu as avancé - 22 ans pour admettre que tu m'aimais, sentiment que tu ne jugules plus-. C'est vrai, 22 ans c'est long, mais c'est fait et je crois que tu as été soulagée d'avoir pu me l'écrire; je t'admire pour ce 1er très grand pas car je vois bien que c'était très difficile.
Si je vais, tu vas et vice-versa; nous n'allons pas l'un sans l'autre.
Victor Hugo a écrit : aimer, c'est agir et encore il n'y a pas d'amour, il y a des preuves d'amour; en envisageant Rennes, tu le fais, il y a action et preuve, ça me plait, tu l'as déja lu.
Confiance en toi, tu m'as répondu oui et non. Bien sur, cela dépend des enjeux; car il faut de la confiance et du courage pour envisager un gros changement. Le problème me semble être, vais-je ou non prendre à bras le corps cet amour qui m'attend, une part de bonheur que je n'ai plus et qui me tend les bras? Petit coeur, as-tu peur de ce qui nous arrive; je n'ose y croire et pourtant, je me pose la question dans "Soleil malgré la pluie". Cette peur te ferait elle préférer une vie un peu grise, mais que tu connais, à un bonheur entr'aperçu dont tu crains qu'il ne dure. Et moi, je te dis qu'il durera, je m'en porte garant et les 40 ans qui sont derrière nous montrent que cet amour a su survivre au temps et à un certain nb d'aléas. Je ne puis me retenir de recopier quelques phrases d'Antoni Casas Ros ( que je n'avais pas encore lues quand je te l'ai recommandé): "qui n'as pas rêvé, en sortant d'une projection, de disparâître? Ne plus voir sa famille, ses amis, ne plus aller travaillerl le lendemain, de ne plus être celui que tout le monde connait. De s'installer dans une nouvelle ville, de prendre le risque enfin de ne plus faire plaisir qu'à soi-même?
Nous imaginons que notre vie aurait pu se libérer du poids des habitudes, de la conformité sociale, de la répétition incessante des mêmes mécanismes de défense. Défendre quoi? Nous touchons au plus absurde, nous avons abandonné nos rêves, et la joie nous a échappé."
A propos de rêves, pas de jardin, pas de chat, serait ce que ceux que tu as te pèsent?, ne pas habiter au même endroit, c'est possible, petit coeur, je suis partant.
Tu m"as demandé pourquoi cet esprit de compétition, je te montrerai ce que cette question que je ne m'étais jamais posée a entrainé pour moi d'introspection et comment à la vitesse de mon écriture j'ai écrit 3 pages.
Récemment, tu vas à la plage avec pour armure notre amour qui te protège de tout; entre parenthèses, de quoi, de qui as tu besoin d'être protégée, dejà une fois tu avais fait allusion à la crainte " je n'ai pas passé ma vie à craindre quoi que ce soit mais avec toi, je me sens rassurée et ai le sentiment d'être vraiment à ma place (pour moi, c'est magnifique)
Et c'est là que le mot armure a fait tilt. Est-ce que tu as besoin d'une armure pour aller dans la vie? Aurais-tu toi même mis en place des défenses, un carcan dont tu ne peux plus sortir ( une coquille comme celle dont j'avais parlé quand tu allais à la pêche avec Bernard, Alex et Thomas : est elle difficile à ouvrir, y a t il une astuce pour qu'elle s'ouvre en douceur? °
Qu'est ce qui t'empêche d'être heureuse, sauf en douce, de faire le pas que tant font, surtout à nos ages. D'alleurs ce pas tu l'avais déjà fait mais j'ai beaucoup gâché ces jours-là. Alors sera-t-il si difficile à refaire; tu sais que je suis là pour t'aider et te tenir la main.
D'autres réflexions en vrac pour nourrir ce qui précède ou dissiper certains malentendus.
Ta mère, ma mère, j'aurais voulu qu'elles se connaissent et connaissent notre relation.
Tu penses que je t'idéalise et ça te fait peur car tu penses être une femme normale; tu l'es mais parmi les femmes normales on peut avoir un penchant pour certaines d'entre elles. Et pou une (c'est toi), un magnétisme, quelque chose de plus qui vous emporte,et qui fait qu'une distinction se fait : c'est exactement ce que le renard explique au petit prince avec sa rose," surtout si tu m'apprivoises."
Claude chérie, tu es ma rose, de ma vie je n'ai été amoureux que de toi, donc pas d'amours à se détacher.
A propos de détachement, tu m'attends au tournant avec l'orgue; peut-être que je m'en détacherai un jour, comme de certaines activités, le tennis, la voile, mais je fais du ski depuis 45 ans , de la musique depuis 63 et je reste fidèle à des amis, pas vus pendant des années et que je retrouve sans difficulté.
Mais comme je te l'ai dit, comment se détacher de toi que j'attends depuis 40 ans, toi qui m'a prouvé que l'amour existait mais qu'il n'était pas donné à tout le monde.
Le quotidien, côté matériel : il est assuré sans pb, sur ce plan là, t'ai-je dit, je suis solide comme un roc.
Tu souhaites l'harmonie et ne pas mettre la pagaille. Est ce que le plus important, ce n'est pas ta propre harmonie, ou vivre en harmonie avec tes sentiments; es-tu chargée de la vie harmonieuse des autres et si tu t'en préoccupes trop (au détriment de la tienne) qui t'en sera jamais reconnaissant?
Nous deux : à 68 ans, que nous reste-t-il à vivre? Le choix entre une vie règlée que nous connaissons par coeur, avec ses joies, ses peines, ou construire pour les 20 ans et + qui à venir notre présent et notre avenir, un dernier chemin de vie; il n'y a plus qu'à mordre dedans pour vieillir ainsi harmonieusement. C'est une graine à faire pousser, c'est revivre une jeunesse, ce que nous aurions pu faire ensemble si les circontances avaient été autres. Ce n'est pas la fin, c'est un nouveau début; à 68 ans, on peut être passionnés et apaisés, avoir déjà beaucoup de sagesse, tu sembles m'en trouver.
Amour, je suis un peu fatigué par cette séance de frappe, mais je suis content d'avoir ouvert mon coeur de mon mieux, je t'adore. Ton PM.
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